Reconnaître la douleur qui dit "stop!"

Mis à jour : 26 mai 2019


Rendez-vous à la montagne avec des amis pour courir.

Partie en marchant doucement malgré les effluves de la fête de la veille, la Garmin qui détecte ma position en deux secondes comme ça n’arrive jamais. Elle semble me défier et me dire dire « Enwèye! Pars! Pourquoi tu marches, Patate? ». J’appuie donc sur « Démarrer » et je cours… 20 mètres. Vingt mètres pendant lesquels ça pédale à la vitesse de l’éclair dans mon esprit.

Vas-y pas

Retourne chez toi

Mais non, c’est juste un peu raide, c’est pas un vrai bobo

Ça va peut-être passer en bougeant

Ça sentait bon les croissants en passant devant les Fous Desserts

T’as déjà fait ta longue de la fin de semaine hier

Faisait chaud en TA

T’en as même profité pour battre un record personnel

Le dimanche c’est jour de repos d’habitude

Mais j’avais dit que je serais là

Ils vont m’attendre

Je vais faire un kilomètre juste pour voir

Mais non, ça fait mal

Depuis hier

Arrête d’essayer de l’ignorer

T’as mal au pied, calvaire!

Sur ce, j’appuie sur « Ignorer » et je rebrousse chemin. La douleur est bien réelle, maintenant que je l’accepte. L’ignorer n’aurait fait que l’empirer. Repos pour mes petits pieds.

Pour progresser à long terme, on ne doit pas toujours finir ce qu’on a commencé. Dans ces cas-là, il faut plutôt aller chercher des chocolatines aux amandes au coin de la rue.


Ce texte est tiré de mon ancien blog, La vie est une montagne.

Laissez-moi un commentaire! Comment négociez-vous avec votre corps lorsque vous avez mal?


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© Sophie Lepage 2018

Photos haltérophilie : © Michael Abril