Sur la démotivation



Commençons par le commencement. C'est quoi, la motivation?


La motivation : le motif de l'action.


Qu'il s'agisse d'entraînement ou de toute autre action, posez-vous d'abord la question. Quel est votre motif?


Êtes-vous motivé par la peur ou par la gratification?


Bien souvent, nos objectifs sont gouvernés par l'un de ses grands pôles, et nous pouvons être tantôt stimulés par la peur, et tantôt par la gratification.


Comment garder la motivation?


Je vous avoue que cette question m'embête, car j'ai personnellement rarement souffert de démotivation, et je vais vous dire le fond de ma pensée.


D'abord, si vous êtes en mesure de nommer le motif de vos actions, par exemple la peur de mal vieillir, il n'y a pas vraiment moyen de perdre votre motivation.


Vous pouvez la perdre de vue, certes, mais vous n'avez qu'à vous remémorer votre motif et c'est réglé.


La motivation est comme une relation


Au début, il y a le sentiment de nouveauté, puis une fois que la routine s'installe, l'excitation du début s'estompe, c'est normal.


Une fois que la relation brûle doucement comme un feu de foyer, on peut décider de s'en lasser ou de l'entretenir.


Il y a aussi les relations qui ne nous conviennent pas. Celles dans lesquelles on s'embarque inutilement ou dans lesquelles on reste trop longtemps pour toutes sortes de raisons.


On peut choisir la course a pied sans vraiment aimer ça. Parce que tout le monde le fait. Parce qu'on ne connaît rien d'autre, parce qu'on se fait croire qu'on serait censé aimer ça.


La motivation vient de l'intérieur


Cessez d'attendre un signal de l'au-delà et apprenez à vous connaître.


Aimez-vous vous entraîner seul? En groupe? À la maison? Au gym? Avez-vous besoin de variété? Aimez-vous mesurer vos performances? Préférez-vous être à l'extérieur? Aimez-vous le style militaire ou le style doux? Recherchez-vous l'excellence ou le loisir?


Cessez de vous faire croire que vous devriez faire/aimer telle ou telle activité. Donnez-vous le droit de changer d'idée, le droit d'essayer.


Renoncez à la course si vous n'aimez pas ça ou si vous avez besoin d'une pause. Il y a fort à parier que vous persistez à cause du regard des autres ou de votre propre regard.


Cessez d'être si dur envers vous-même. Cessez de vous justifier de ne pas être allé au gym, mais d'avoir fait une randonnée à la place. C'est super, la randonnée. Pourquoi ce serait mieux d'aller au gym?


« L'exercice est une invention humaine qui a pour but de compenser le fait que nous ne vivons pas de la manière dont nous le devrions » – Dr. Andreo Spina


Vivez actif et faites des choses que vous aimez, au nom de votre motif pour agir. C'est TOUT.


La motivation dans le sport


Si vous pratiquez un sport en particulier, la routine ne devrait pas être un facteur démotivant, car vous êtes déjà déterminé à repasser cent fois sur le métier.


La démotivation peut alors découler de blessures, de surentraînement, d'anxiété de performance et de bien d'autres raisons.


Mangez, dormez, faites-vous traiter, méditez. Concentrez-vous sur ce qui va bien.


Les moments où les faiblesses prennent le dessus sont des opportunités pour travailler des aspects parfois négligés quand tout va bien.


En résumé


Aimez ce que vous faites, qu'il s'agisse d'activité physique ou de sport.


Entretenez votre « relation » et cessez de vous imaginer que ce sera tous les jours la passion.


Renoncez, au besoin. Soyez heureux. Ne vous obstinez pas si votre activité ou votre sport vous rend malheureux ou ne vous convient pas.


La vie est trop courte et il y a trop à découvrir.



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© Sophie Lepage 2018

Photos haltérophilie : © Michael Abril